mardi 4 août 2009

RDV



Il arriva dans la salle et posa sa sacoche sur la table lisse et brillante, ponctuée de ronds lumineux en provenance de petits satellites qui ordonnaient de baisser les yeux.

Si je lui faisais cette remarque, il aurait bien été foutu de les changer en supprimant la prime de quelques employés. Parce que tout y serait passé, les murs, les meubles, les rideaux... Faisait pas les choses à moitié, cet homme de conviction si sensible aux reflets du costume sur son teint.

Il avait analysé la situation sous tous ses aspects à lui. Comme d'habitude, c'était clair et pertinent. Les cadres rigides et inconscients étaient posés : il nous fallait maintenant trouver des réponses qui ne plieraient pas son optimiste sourire.
Question de bourse.

Il y avait là une telle force de travail, d'énergie, de volontés...
En aval aussi.

Tout le monde prit ses marques masques mimiques et tout le monde était de bonne humeur. Nous avions trois mois devant nous.
Trois mois pour trancher et gonfler les séquences du film.
Le mot du début et de la fin était simple et chic : c'était fric.

A la fin de la réunion, je lui expliquais pour les spots. L'architecture intérieure, j'aime bien, ça me fait réfléchir.

2 commentaires:

soleildebrousse a dit…

"extra" ...la dernière phrase. Vraiment !

Matamore typo derviche a dit…

Et après, je lui ai parlé de la façade de sa boite :))) Et puis après, je lui ai parlé de choix à faire pour sa communication externe et interne parce que je ne voulais pas les dissocier. Ben là, il n'a plus jamais voulu me voir :)))