mercredi 5 août 2009

Sous le vent






J'ai rien à prouver. J'ai appris de mes réussites,
aussi bien que de mes échecs. Mes amis voudraient que je me réveille, que je travaille à une intégration sociale, que je vive mieux, que je prouve aux autres, qu'ils soient fiers, patati patata. Je sais que je peux le faire, alors quelle importance ?
Je le fais quand j'ai faim.
Parce que cautionner une société par la fabrication et la consommation d'objets qui ne sont pas sans âme, j'ai beaucoup de mal.
Des objets absurdes dont la durée de vie est de plus en plus courte.
Des objets fabriqués dans la souffrance du monde, pour satisfaire une population angoissée axée sur sa peur de ne pas trouver sa distraction du lendemain.
Ces futilités qui atteignent des sommets de cruautés pour la vie de notre planète.
L'île de Pâques, c'était juste une île.
Qu'est-ce qu'il faut te gueuler de plus dans les oreilles ?
Tu achètes parce que c'est fabriqué chez pas cher.
Tu n'es qu'un gros bourgeois nanti et sans cervelle. C'est toi qui vaut pas cher. Qui te gave de superficiel et t'étonne ensuite de ta vie tronçonnée où plus rien, plus aucun geste de ta part n'a de sens, où ton nombril hypertrophié se promène noir et visqueux dans tes veines devenues plomb acide à pourrir tout demain.
Tu passes la majeure partie de ta vie sans réfléchir, parce que l'on t'a foutu une étiquette de productif une bonne fois pour toute et que c'est sans négociation possible. Tu prends ton fric et tu continues à pas réfléchir. Où tu me tues, par exemple, c'est quand je te vois partir pour des pays où tu vas paraitre encore plus riche, où tu vas te croire un surhomme parce que tu as pris l'avion et son kérosène de fou. Tu vas y rester une semaine pour voir comment que c'est bien les gens comme y vivent la-bas. Tu n'y apprendras rien. Tu vas prendre des gens en photo que tu n'oses pas ici parce que tu n'en as pas le courage. Tu sais quoi ? Tu vas même me les montrer avec ta bite d'enculeur en avant. Tu vas être content de toi parce que tu auras aidé à ta manière économique quelques êtres dans lesquels tu auras planté encore un peu plus les graines à rêver d'un monde "facile", de "bonne" santé, d'un "bonheur" matériel auquel ils n'auront jamais accès.

Et Leurs Esprits sont remplacés par des lumières froides
qui les font crever à tes pieds.


Parce que toi, ça fait longtemps que tu n'en as plus.
Juste un trou noir aspiro-broyeur de toutes vies.
Deviens-le pour de bon alors.
Va au bout de ton chemin
Et rongo~rongo Petit Lambda !
Reviens en humain
Tu y verras ton jardin d'ici
sLv
Hugh !
~y !
:)
.

10 commentaires:

Matamore typo derviche a dit…

Faut savoir que cette note sera remplacée par une autre. Les coms éventuels resteront, un peu surréalistes :)

valse a dit…

j'aime quand tu fais comme ça, alors palimpstons !!!

Matamore typo derviche a dit…

Ca n'aura pas duré longtemps cette fois-ci :)

Matamore typo derviche a dit…

Les traces effacée, sur le web, c'est un drôle de truc ! :)))

soleildebrousse a dit…

Pixel bleu ? noir c'est noir non ? quel étrangeté. L'écriture me semble soudain celle d'une fille. Méandres.
Nihiliste ?

soleildebrousse a dit…

quelle étrangeté avec deux l c'est mieux.

Matamore typo derviche a dit…

Le bleu, c'est une référence à Y Klein. Il a imbibé des éponges après son monochrome. Ce ne fut pas ma voie en tant que peintre, j'ai préféré y rebondir jusqu'à l'arrivée du monolithe :) http://wizzz.telerama.fr/Pixelbleu/blog/358432362

Derviche typo matamore a dit…

Parce qu'au bout du bout du bout, c'est l'acte qui conte et qui nous revient. Ce serait dommage d'en gâcher la matière qui s'y lie, fuse-t-elle "virtuelle" :)

Anonyme a dit…

connard

Derviche typo matamore III a dit…

tout de courage vêtu, cqfd